23/08/2007

Squats : des casseurs genevois

 

De retour des tropiques, m'étant assigné la tâche un peu vaine de parcourir la presse locale parue en mon absence, je me trouvais installé un samedi après-midi à une terrasse paquisarde ensoleillée. A quelques mètres de là, une horde encagoulée s'appropriait les bacs à fleurs des grands hôtels avoisinants aux fins de dresser, avec des panneaux de circulation réquisitionnés alentours, une forme de barricade censée retarder une hypothétique intervention des forces de l'ordre. On m’apprit qu’il s’agissait d’une manifestation « pacifique » à laquelle prenaient part des élus de gauche émus par l'évacuation du squat RHINO. De derrière la bourka d'un des émeutiers jaillirent soudains deux cris stridents qui attirèrent d’autant plus mon attention qu’ils étaient accompagnés d’un indexe pointé dans ma direction invitant explicitement au passage à l’acte : "un UDC !", "ordure!".  Contraint d’interrompre précipitamment ma lecture, j’ai accueilli avec un certain scepticisme la version officielle du lendemain selon laquelle les casseurs étaient tous suisses allemands et infiltrés. Les milieux genevois pouvant, quant à eux, être exonérés de tout soupçon. Ben voyons. Parfaitement compris du groupe qu'il rameutait, « mon » casseur enturbanné  était quant à lui genevois de chez genevois, au point de pouvoir identifier instantanément la couleur politique d’un élu local  derrière le bronzage et les tongs ! Pour rendre compte de la dimension locale de l’émeute, il aurait suffit, et c'est là que la cagoule blesse, de procéder à quelques interpellations en flagrant délit. Avec ce risque, que personne n’a voulu prendre, de démasquer quelques intouchables indigènes.

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Commentaires

NE pas oublier que certains casseurs sont des "Black-Box" d'extreme droite.

Écrit par : Luner | 23/08/2007

Oui, mais ceux-là on les retrouve !

Écrit par : Maneca | 25/09/2007

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