24/08/2011

Cour des comptes, les contribuables aussi ont droit à un avocat

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Par 86% des votants, le peuple genevois a institué en 2005 une Cour des comptes, sorte d’avocat des contribuables chargé d’opérer un contrôle indépendant du grand Etat (Canton, communes, régies publiques, entités subventionnées). Une élection complémentaire a lieu le 18 septembre 2011.

Je me propose d’être votre avocat à la Cour des comptes

Les contribuables genevois ont le droit d’être bien défendus. On me connait comme un avocat déterminé, passé par la magistrature (Commission de surveillance des offices de poursuites et faillites, président suppléant aux Prud’hommes, Commission de recours de police des étrangers), Le droit, je connais.

Je suis un parlementaire aguerri : membre de la Commission judiciaire des Chambres fédérales, vice-président de la Commission des affaires juridiques du national, j’ai aussi présidé la Commission judiciaire du Grand Conseil et siégé à la Commission des finances, entre autres. L’intérêt public,  je connais.

Candidat de la droite et du centre, on a la gentillesse de me reconnaître des compétences même au-delà de mon propre parti : « Yves Nidegger est avec Marianne Grobet-Wellner (PS), celui qui a permis, après de nombreuses négociations avec une administration peu favorable au projet, l’adoption de la Loi sur les indemnités et les aides financières (Liaf)» Renaud Gautier, Député (PLR) Grand Conseil. Les finances,  je connais aussi.

Ma candidature permet de rassembler, pour la première fois à Genève, les forces électorales de la droite et du centre (UDC, PLR, PDC). J’entends toutefois répondre aux attentes légitimes de rigueur et de compétence de l’ensemble des genevois.

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17/08/2011

Solstice et marée (électorale)

(Chronique parue dans le Nouvelliste du 16 août 2011)

Sous le solstice de l'UDC, le 1er août de l'an de grâce électorale 2011 imposait aux discours politiques un genre oratoire unique: le patriotisme décomplexé.

Chacun s'y est essayé. Avec des fortunes diverses. Au final, un résultat thérapeutique globalement positif. Pour leur plus grand bien, les docteurs de l'autoflagellation historique ont pu tâter d'une forme embryonnaire de patriotisme mortifié. Les apologistes d'une Suisse coupable "mais qui se soigne" ont pu oser des accents furtifs, et applaudis, dans un registre de sentiment confinant à la quasi-fierté. Les patriotes de circonstance, les plus nombreux, se sont laissé aller à des cris du coeur, forts en testostérone, où il était pour une fois question à la fois de l'avenir du pays et de sa souveraineté. Jusqu'à la présidente de la Confédération, qui s'est risquée à tomber la casquette rouge le temps d'inviter les Suissesses et les Suisses à partager sa fierté pour un pays audacieux, capable d'aller jusqu'en finale et de voir sa souveraineté respectée.

Un discours censé faire écho à la colère présidentielle qui a tonné, il y a un mois, dans les colonnes de la "Sonntagszeitung". A l'Administration fédérale qui souhaite négocier un nouveau paquet d'accords sectoriels, la Commission européenne avait fait répondre que pour sa part l'UE attendait "gentiment" les progrès de la Suisse "dans quatre domaines que l'Union pose en préalable à toute nouvelle négociation": 1) la reprise suisse de l'acquis communautaire; 2) l'application de règles homogènes à tous les partenaires de l'UE; 3) la soumission de la Suisse à la Cour de justice du Luxembourg; 4) une procédure uniforme pour la résolution des conflits concrets. En clair, à une Suisse qui demande à approfondir sa relation avec l'UE sur le mode bilatéral, Bruxelles répond par une fin de non-recevoir: toute nouvelle discussion aura pour cadre préalable le passage à un rapport multilatéral. Du type de celui que les Suisses ont refusé avec l'EEE en 1992. Et qu'ils refuseront plus nettement encore en 2011. Si la question leur est posée.

La colère de Mme Calmy-Rey n'était en rien dirigée contre l'UE elle-même. Mais contre la candeur de ses représentants, coupables de tomber le masque au plus mauvais moment.

Jamais l'UE, qui traverse simultanément des crises institutionnelle, monétaire, socio-économique et fiscale, n'a fait moins envie aux Suisses de lui ressembler. Et l'UDC en a fait son thème de campagne. La politique des petits pas bilatéraux du Conseil fédéral vise bien le point de non-retour. Sur le chemin de l'adhésion. Mais le peuple ne peut y être conduit qu'à l'insu de son plein gré. Alors, dans l'intervalle, parlons football, ouverture et nécessaire confiance en soi.

 

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