24/10/2012

Vous avez essayé d’utiliser le matériel de vote de la chancellerie?

Vous avez essayé d’utiliser le matériel de vote préparé par la Chancellerie d’Etat pour l’élection à la Cour des comptes ?

Si vous êtes du genre à voter les yeux fermés et sans modification une liste bloquée, par exemple celle du PLR-PDC-Verts-PS que nous ont concoctée les partis gouvernementaux, là pas de problème. C’est la même et elle est prête à l’emploi. Si vous êtes par contre du genre à exercer votre droit de choisir plusieurs candidats présentés sur plusieurs listes concurrentes et que vous souhaitiez, par impossible, utiliser une liste ouverte comme celle présentée par l’UDC ou par le MCG, en y ajoutant par panachage un ou plusieurs candidats tiers, alors là, c’est mission impossible : vous devrez soit y renoncer soit prendre le risque d’un vote nul.

Car notre Chancellerie d’Etat a imposé d’office à toute les listes, ouvertes ou fermées, la même disposition graphique : celle, sans doute par hasard,  qu’elle a élaborée pour les listes verrouillées PLR-PDC-Verts-PS qui présentent autant de candidats qu’il y a de postes de titulaires et de suppléants à pourvoir, découragent ainsi, c’est leur droit, tout recours au panachage. Bien évidemment, cette disposition graphique ne convient pas, et pour cause, aux listes concurrentes, les deux listes ouvertes de l’UDC et du MCG auxquels les électeurs plus diligents souhaiteront ajouter des candidats tiers. Circonstance aggravante et rédhibitoire pour le matériel de vote distribué : la Chancellerie d’Etat n’a laissé aucun espace libre pour un quelconque ajout, comme elle le reconnait aujourd’hui par communiqué de presse, sous le nom de l’unique candidat présenté au poste de titulaire sur les listes ouvertes. Ceci a pour conséquence d’exclure matériellement l’utilisation des listes UDC et MCG pour tous les électeurs qui souhaiteraient panacher. Cerise sur le gâteau électoral, la Chancellerie d’Etat a laissé en revanche un très large espace, en fait tout l’espace disponible, en dessous des noms des candidats suppléants, incitant ainsi les électeurs fourvoyés à inscrire en ce seul endroit possible, mais inopportun, le nom d’un éventuel candidat titulaire tiers, ce qui exposerait leur vote à la sanction de nullité attachée à toute expression non claire de volonté.  

Quelques jours à peine après le sabotage d’un référendum fédéral sur les accords fiscaux, cette nouvelle contre-performance de la part de la Chancellerie d’Etat est symptomatique d’un insupportable mépris du peuple et des institutions.

Un audit, vite !

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Commentaires

Rien vu d'anormal puisque j'ai voté directement pour votre liste !

Écrit par : Aurelien | 24/10/2012

Monsieur,
selon la procédure le signataire "répondant" de la liste UDC a validé le bon à tirer. Est-ce que votre représentant a validé cette présentation ou l'a-t-il refusée ?
S'il l'a validée, vous ne pouvez que vous reprocher à vous même d'avoir délégué ce travail à un incompétent.
J'aimerais bien avoir votre réponse ?

Écrit par : Philippe Calame | 24/10/2012

@ Philippe Calame. Cher Monsieur, vous observerez en comparant les différentes listes qu'elles ont toutes la même mise en page. Ce fait ne découle pas du faits que tous les partis se seraient secrètement tous mis d'accord pour adopter la même présentation mais de ce que les bons à tirer ne portent que sur les contenus, la mise en page relevant de la seule chancellerie qui ne saurait par ailleurs se défausser sur quiconque de la responsabilité qui est la sienne de présenter au corps électoral un matériel de vote permettant le panachage expressément prévu par la loi.

Écrit par : Yves NIDEGGER | 24/10/2012

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