15/09/2013

Par amour du droit pénal le plus bête du monde, une union PLR – PS s’apprête à sauver les jours amendes

 

 

Les balades à cheval pour violeur récidiviste détenu, avec passage autorisé à la coutellerie, ne sont que l’insupportable illustration des aberrations d’une politique pénale généralement fourvoyée.

 

A Genève d’une part, où l’on est passé du « sentiment d’insécurité » de l’ère Moutinot-Rochat au sentiment de fausse sécurité induit par la communication habile d’un Pierre Maudet, mais aussi à Berne où les mêmes acteurs, PLR – PS s’entendent pour réduire à quelques modifications cosmétiques l’importante réforme du droit des sanction née de l’échec patent des jours amendes constaté par les procureurs cantonaux unanimes.

 

La question sera débattue au Conseil national ce 24 septembre.

 

La proposition de l’UDC demandant le retour de l’ancien droit, que tout le monde comprenait et craignait, avec sa distinction claire entre les peines d’argent (amendes fermes)  et les peines privatives de liberté (fermes ou avec sursis selon les cas) a été minorisée en commission par une coalition de députés emmenée par le PLR et le PS qui se sont entendus pour faire croire à une réforme.

 

Convaincue de la perfection du droit actuel, une majorité de la gauche du parlement s’est opposée à toute réforme avant de se rallier au PLR pour conserver les jours amendes comme peine principale, y compris avec sursis, seul le plafond de la peine étant abaissé : 180 jours amendes au lieu de 360 dans le droit actuel, le montant minimum étant fixé Fr. 30,-  par jour alors que la gauche voudrait Fr. 10,- et que le texte actuel ne fixe aucun minimum.

 

Rien ne changera avec un tel droit. On se souvient des déclarations viriles prononcées par certains sur ce sujet. Les votes n’ont pas suivi. Rendez-vous le 24 septembre.

Monsieur Maudet, parlez aux élus de votre parti maintenant ou taisez-vous à jamais !

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