25/09/2013

La diabolisation de l’UDC n’a pas de limite !

                                                                                                                                                                                                                                   

Il suffit qu’une idée, même la plus humaniste, vienne de l’UDC pour qu’une certaine presse se voit immédiatement investie de la mission sacrée de la présenter au public comme une chose abjecte et monstrueuse.  

 

Dernier exemple en date : la reprise dénaturée par la Tribune de Genève de ce matin d’une info exclusive parue dans le Tout l’Immobilier de la  veille.

 

L’info : un élu UDC planche sur la possibilité d’améliorer le sort des rentiers OCPA en offrant à ceux qui le souhaitent une possibilité de se loger au soleil  avec un niveau de confort et de sécurité supérieur à celui qu’ils connaissent à Genève et à bien meilleur compte.

 

L’intox par le titre : «  Renversant. Un UDC veut exporter au Maroc les retraités les plus pauvres ! »

Sous-titre : « Vous voulez exporter les ainés pour faire des économies. Monstrueux, non ? »

 

Il n’en faut pas plus pour que le téléphone du secrétariat de l’UDC Genève se mette à sonner avec en ligne des ainés à juste titre choqués d’apprendre par les mensonges de la Tribune qu’ils seraient désignés comme candidats à la déportation.

 

Monstrueux, non ? Au moment précis où les bulletins de votes sont sur les tables.

 

Mielleuse à souhait lorsqu’il s’agit des partis qui composent le calamiteux Conseil d’Etat sortant, la même presse entre en campagne contre l’opposition au mépris de toute déontologie.

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Commentaires

Alors comme le PS a eu droit à des commentaires après l'indignation qu'à provoqué l'article dans la presse, je vais vous copier une partie ma réponse et terminer par une petite question, pour laquelle étonnement personne ne s'offusque.

"Alors, je ne sais pas vraiment ce qui dérange dans la proposition, enfin personnellement ce n'est pas vraiment le pays que j'aurai choisi mais bon ...

A l'heure actuelle, que ce passe t'il :

Je quitte la Suisse, par faute de moyen, mes prestation complémentaire et ma couverture maladie ne vont plus être pris en charge par l'état, donc financé par mes propres moyens.

La proposition :

Quitter la Suisse pour recevoir les même prestations avec les aides complémentaires et la couverture maladie financés par l'état.

Prenons un cas bête et méchant (ma famille proche):

Faute de moyen, Monsieur X (nom d'emprunt), quitte la Suisse pour un pays d'Amérique du Sud. Monsieur X avait le choix d'essayer de survivre en Suisse avec une rente dérisoire ou bien, exiler dans un pays de son choix, avec lequel il a beaucoup d'affinité pour y terminer ses jours.

Le choix numéro deux a été privilégié au choix numéro un. A l'heure actuelle, Monsieur X ne touche pas de complémentaire et doit également payer les frais médicaux, qui deviennent chers avec l'avancée certaine de l'âge Monsieur X.

Monsieur X vit cependant très bien dans ce pays et s'y plait beaucoup. Monsieur X n'aurait cependant pas réussi à payer son loyer en Suisse avec sa rente, après plus de 40 ans de bons et loyaux services.

Alors, visiblement si ce n'est pas le fait de vivre mieux autre part qui dérange, ça doit être le choix forcé du pays. Elargissons donc à tous les pays du monde cette proposition.

Mon dieu, le problème de l'exil des retraités n'est toujours pas résolu.

Augmentons donc les rentes AVS. Ah, c'est vrai, nous ne sommes actuellement pas en mesure de financer ces rentes dans 20 ans.

Après mur réflexion, le problème ne vient pas des rentes AVS. Le problème vient du modèle Suisse lui-même. Est-il normal de devoir payer 3000 Francs de loyers par mois pour se loger ? Evidemment, non. Donc avant de nous battre contre l'exil, cherchons à résoudre les problèmes fondamentaux de notre société. 10 km de frontières sont-ils vraiment une excuse pour augmenter le prix des biens de consommation à un tel point ?

Non je ne pense pas.

Laissons donc les volontaires à l'exil profiter d'un système qui payera plus qu'à l'heure actuelle, avant de trouver que cela est ignoble et indécent."

Dans l'article de la Tribune, je crois lire la deuxième partie de votre proposition:

"...et déplacer dans un lieu d’incarcération à créer sur place les requérants d’asile déboutés."

La je suis désolé de vous dire que ça me choque plus que tout.

Vous ne pouvez pas, en toute bonne conscience, vous amuser à parquer les requérants à l'étranger en pensant que ça coûtera moins cher et que cela évitera quelque problème sécuritaire.

Deux possibilités, le renvoi ou l'intégration mais en tout cas, jamais une création d'un ghetto loin des yeux loin du cœur.

Si j'adhère pleinement à votre première proposition, avec une extension à tous les pays du monde, je ne peux pas en tant qu'être humain cautionner la création de nouveaux Guantanamo à l'étranger, simplement parce que des gens ont eu la "malchance" de naître dans un pays plus démuni que le notre, ou avec une situation sécuritaire non acceptable.

Cordialement, un petit citoyen genevois.

Écrit par : Horn Gilles | 25/09/2013

Cher Monsieur Horn, merci d'avoir pris la peine de comprendre le sens de ma proposition, il s'agit effectivement de la question des prestations complémentaires cantonales qui sont inexplorables, ce qui empêche - sauf à leur faire prendre les risques inconsidérés que vous relevez - les rentiers AVS mais aussi AI qui le souhaitent de passer quelques années agréables à l'étranger et à moindre coût pour tout le monde. Pourquoi ne pas étendre d'emblée l'idée à tous les pays du monde? Parce que l'application du droit genevois à l'étranger ne va pas de soit et qu'il faut bien commencer quelque part.

Écrit par : yves nidegger | 26/09/2013

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